Edgar Degas

 

Un ouvrage de Gérard Denizeau, en lien avec l’exposition actuellement au Musée d’Orsay.
Degas est-il un peintre novateur qui propose une nouvelle esthétique ?
Historien de l’art de formation, Gérard Denizeau nous propose un autre regard sur Degas.
Edgar Degas, né en 1834, est un être complexe, mélancolique, talentueux, à la fois bien dans son époque et vivant sa propre temporalité.
Tour à tour, Degas offre une peinture « Historique », « Impressionniste », « Naturaliste » ou encore « Réaliste ».
Il aime peindre en atelier plutôt qu’en extérieur.
Il est soucieux du moindre détail et ses esquisses préparatoires à de nombreux tableaux, sont souvent aussi abouties que les œuvres finales.
Toute sa vie, Edgar Degas s’attache à capturer le mouvement et à le mettre sur le papier.
Degas partage son temps entre les mondanités dues à ses origines sociales, il est né dans une riche famille d’origine italienne, et les visites à l’Opéra.
Degas est aussi passionné par les courses hippiques que par les ballets !
Ses points de vue contrastent avec ceux proposés habituellement par ses contemporains. Le peintre montre ce qui d’habitude se déroule lorsque le rideau est baissé.
Degas peint les danseuses au repos, celle qui posent, pour un photographe ou pour lui. Il immortalise les répétitions d’un ballet sur la scène, l’attente lors d’une audition, les confrontations et les rivalités…
Il est aussi bien sur scène, que dans la salle ou au balcon. D’où une variété de propositions artistiques.
Degas peint également la haute bourgeoisie qu’il fréquente au quotidien.
Ses portraits féminins sont particulièrement réussis, même s’ils sont parfois teintés de tristesse ou de spleen, pour reprendre le terme si cher à Baudelaire.
Les femmes sont à la terrasse des cafés ou enfermées dans un quotidien solitaire qu’elles n’ont pas choisi.
Degas met en lumière également les petites gens comme les repasseuses, les modistes, les actrices, les chanteuses, les coiffeuses ou encore les mendiantes.
Certaines se révèlent même d’une sensualité à toute épreuve lorsqu’arrive l’heure de la toilette et du bain…
Perdre la vue sera pour Degas un immense drame car il devra renoncer à peindre. La sculpture ou le pastel combleront momentanément sa terrible tristesse.

 

@Noé On The Road
Edgar Degas, Gérard Denizeau, 12E90, Larousse.

 

 

Une exposition consacrée à l’amitié entre Paul Valéry et Edgar Degas
Degas Danse Dessin
Au musée d’Orsay
Du 28 novembre 2017 au 25 février 2018
Ouverture de 9h30 à 18h

le mardi, le mercredi, le vendredi, le samedi et le dimanche
Et de 9h30 à 21h45 le jeudi  (fermé le lundi et le 25 décembre)
Tarif plein : 12 euros
Tarif réduit : 9 euros

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